Post Blue

Post Blue
La basse qui résonne au fond de mon oreille, dévale sur mes seins, glisse sur mon ventre et s'évanouit dans le reste de mon corps. Et ces murs qui vibrent, qui frémissent sous ma tête, me donnent un frisson de plaisir. Ce délicieux frisson qui vous donne le souvenir de nuits passées sous les draps, dans cette chambre où vous avez aimé, où vous avez couché toute la nuit, transpiré, mais pas été jusqu'au bout. L'illégal n'est bon que lorsqu'il est consommé à petites doses, mon ange. Et tu es là, allongé de côté, en position de repli, de faiblesse, offrant une telle vue...d'envie. Tu es là, mon ange, tu reprends des forces parce que c'est tellement bon tout ça. Ces néons qui nous éclairent de leurs lumières désolantes, ces draps si défaits qu'ils en deviennent sales, cette moquette bon marché d'un orange défraîchi, je m'allonge, alanguie, et j'attends que tu viennes caresser, honorer les petits qui t'attendent, tendent vers toi, que tu me caresses, que tu y poses ta bouche sur ce corps trop tendu. Mon dieu que le plafond serait à refaire dans ce truc miteux. Ils disent tous que c'est ce truc dans les pilules qui nous foutent en l'air, que c'est dans la façon dont on baise mon c½ur, mais c'est juste dans l'eau, juste entre toi et moi et c'est ignoblement bon. C'est interdit, mais le monde entier sait que les enfants bravent tout ce qu'on leur interdit. Si ta morale te le défend, je passerai outre. Tu es belle, mon ange, viens à moi, ne reste pas ainsi offerte, tu serais trop vertueuse. Couvre toi, indécente, penche toi vers moi et embrasse moi et recommençons.
Que nos formes s'accouplent
Que nos lèvres ne se rencontrent surtout pas.
Que tes doigts recommencent, plus fort, encore.
Que jamais ce putain d'instant volé ne s'arrête.
Que je ne sois jamais, oh grand jamais, de retour dans ma vie, mais que cet espace temps soit sans fin.
Aime moi comme aucune autre, aime moi jusqu'à la fin des temps, je te rendrais heureuse, petite conne. Mon c½ur implose, tu te cambres et te censures, mais je peux sentir le plaisir que tu as. Donne moi ça jusqu'à la fin des temps, jusqu'à ce qu'on crève, jusqu'à ce qu'on soit trop vieux pour savoir que c'est maaaaaaaal. Baise moi encore, je le veux.

J'étais seule, en chute libre, essayant au mieux de ne pas oublier ce qui nous est arrivé, ce qui m'est arrivé quand j'ai tout laissé dérapé et les conséquences. Qu'importe ce que j'ai ressenti, qu'importe ce que j'ai apprécié, j'étais complètement à l'ouest.

# Posté le dimanche 27 décembre 2009 13:01

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 14:14

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Le désir...C'est une émotion faite pour nous égarer, provoquer des achats au dessus de nos moyens, nous encourager à gouter des desserts superflus, et à nous pousser dans des liaisons pour lesquelles nous ne sommes pas prêts. C'est une émotion faite pour nous perdre, pour persuader ceux qui ont soif d'amour de faire des choses stupides, pour pousser ceux qui aspirent à avoir une famille à agir par colère, pour permettre aux âmes solitaires de se conduire de manière imprudente, et quand la poursuite des désirs de notre coeur devient une obsession, on ne peux qu'espérer qu'un ami cher vienne à nous...et nous arrete.

# Posté le jeudi 28 mai 2009 18:21

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 13:04

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Les tyrans. N'importe quel adulte vous le dira, les aires de jeux ne sont pas le seul endroit où ils sévissent. Partout où l'on regarde, il y a des gens indifférents ou pas du tout conscients du mal qu'ils font. Il peut s'agir d'une voisine balayant les soupçons de son amie, d'une fille qui punit sa mère pour les choix qu'elle a fait, ou d'une femme au foyer qui réclame justice a celui qui lui a vendu sa voiture.
Oui, les tyrans sont partout, et les pires sont ceux qui profitent de vous sans que vs ne sachiez jamais ce qu'ils ont fait.

C'est terrible de vivre dans l'obscurité. D'être dans l'incapacité de voir ce qui pour les autres est évident. Mais avec un peu de chance, le voile se lève et l'on découvre alors les sacrifices discrets d'une épouse, les progrès surprenants d'une mère, ou les conséquences inattendues de nos propres actes mais certains préfèrent rester dans l'obscurité et font le choix de ne voir que ce qu'ils acceptent de voir.

"Ah bah si vous voulez changer de cuisinière, nous on en a une qui a presque jamais servi.
-Je rêverais de pourvoir dire ça de mon utérus."
Tom et Lynette Scavo

# Posté le jeudi 21 mai 2009 17:00

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 12:32

Devant ma tombe

Devant ma tombe
Toi qui es là ne pleure pas devant ma tombe
Je n'y suis pas et je ne dors pas
Je souffle dans le ciel tel un millier de vents
Je suis l'éclat du diamant sur la neige
Je ne dors pas. Je suis le soleil sur les blés dorés,
Je suis la pluie, la douce pluie d'automne
Toi qui es là ne pleure pas devant ma tombe
Je n'y suis pas car je vis encore

# Posté le dimanche 17 mai 2009 13:09

Modifié le jeudi 21 mai 2009 17:47

C'était parti pour être une magnifique journée. Mais le vent a tourné, et a tout changé. Pas seulement les maisons et les pelouses, les gens aussi ont changé. Pendant que la tempête faisait rage, chacun a appris quelque chose. Qu'il s'agisse d'amitié, de pardon, de rédemption, et certain affrontant la pire de réalités ont compris que la vie ne tient qu'à un fil et qu'elle est bien souvent injuste.

C'était parti pour être une magnifique journée. Mais le vent a tourné, et a tout changé. Pas seulement les maisons et les pelouses, les gens aussi ont changé. Pendant que la tempête faisait rage, chacun a appris quelque chose. Qu'il s'agisse d'amitié, de pardon, de rédemption, et certain affrontant la pire de réalités ont compris que la vie ne tient qu'à un fil et qu'elle est bien souvent injuste.
Le mensonge est partout au sein des meilleurs foyers. Les parents ayant recours face a des enfants trop curieux, les femmes en usent pour tenter de protéger leurs secrets, grand et petits, les amants en ont besoin pour camoufler les accidents très embarrassants. Pourquoi utilise-t-on le mensonge? Parce que c'est un outil bien pratique qui permet à chacun d'arriver à ses fins.

Nous comparons souvent le passé à l'eau qui coule sous les ponts, à un courant qui emporte nos erreurs de jeunesse, nos amours perdus, les dépendances dans lesquelles nous avons sombré, les occasions que nous avons gâchées...Mais tôt ou tard, les erreurs que nous avons faites, les péchés que nous avons commis, viennent se rappeler à notre souvenir. Oui, nos erreurs passées ont tendance à revenir s'échouer dans nos vies, et le jour où ça arrive, nous devons payer l'addition.
Le passé n'est jamais véritablement derrière nous. Ses fantômes restent tapis dans l'ombre, impatients de nous rappeler les choix que nous avons fait. Mais si nous regardons derrière nous, nous pouvons aussi retrouver un vieil ami accueillant, ou une vieille ennemie avec une idée en tête, ou un fils devenu adulte qui nous accorde son pardon. Malheureusement, certains d'entre nous refusent de revenir sur le passé sans jamais avoir pris conscience qu'en le niant, nous sommes condamnés à le répéter.

La cécité est un handicap qui empêche les gens de voir devant eux, comme les épouses incapables de déceler la jalousie qui ronge leurs maris, les femmes qui ne voient pas qu'une rivale peut aussi être une amie, les hommes qui n'ont pas conscience de la culpabilité qu'ils ont refoulé. Oui, le monde est plein de gens avec un voile sur les yeux, les plus dangereux sont ceux qui ne voient pas le mal qu'ils portent en eux. Comment nous protéger de ces gens là? En ouvrant les yeux pour les repérer avant qu'ils ne nous repèrent.

# Posté le samedi 16 mai 2009 11:28

Modifié le jeudi 21 mai 2009 17:47